
La transpiration de la tête la nuit — nuque trempée, crâne moite collé à l’oreiller au réveil — touche bien plus de personnes qu’on ne le croit. Vous vous réveillez les cheveux mouillés, l’oreiller humide au réveil, sans avoir eu chaud au point de vous en souvenir. Ce n’est pas dans votre tête — enfin, si, justement.
La bonne nouvelle ? Dans la grande majorité des cas, la cause est environnementale — et elle se règle en ajustant votre literie, votre oreiller ou la température de votre chambre. Sans ordonnance.
Dans cet article, on se concentre sur ce qui relève de votre environnement de sommeil. Parce que c’est là que se joue le problème, et c’est là que vous avez les leviers pour le régler.
Sommaire
- 1. Pourquoi la tête transpire-t-elle la nuit ? Le mécanisme de base
- 2. Les causes environnementales : le premier coupable à identifier
- 3. L’alimentation et le mode de vie qui aggravent la transpiration de la tête la nuit
- 4. Et si la cause n’est pas environnementale ?
- 5. Solutions pratiques pour arrêter de transpirer la nuit
- 6. Tableau synthèse : cause identifiée → solution directe
- 7. FAQ — Vos questions sur la transpiration de la tête la nuit
1. Pourquoi la tête transpire-t-elle la nuit ? Le mécanisme de base
La transpiration est un mécanisme de thermorégulation. C’est littéralement le système de refroidissement naturel du corps.
Pendant la nuit, l’hypothalamus — cette petite zone du cerveau qui joue le rôle de thermostat — orchestre une baisse progressive de la température corporelle. C’est cette baisse qui déclenche l’endormissement et favorise le sommeil profond. L’Institut national du sommeil recommande une température ambiante de la chambre comprise entre 16 °C et 18 °C pour soutenir ce processus naturellement.
Quand ce système déraille — parce que la chambre est trop chaude, la literie inadaptée, ou parce qu’un facteur interne vient perturber la thermorégulation — le corps tente de compenser. Il transpire plus. Et vous vous réveillez trempé.
La transpiration de la tête la nuit — nuque, crâne, tempes — s’explique justement par ce mécanisme. Ces zones restent en contact permanent avec l’oreiller, une surface qui peut rapidement accumuler la chaleur et empêcher l’évacuation de la sueur. Une literie peu respirante transforme l’espace entre votre tête et le coussin en véritable étuve.
Pour comprendre comment la chaleur s’accumule au niveau de la tête et de la nuque, lisez aussi notre analyse détaillée sur la régulation thermique du lit : mythe ou vraie solution ?
☞ Si vous avez déjà eu l’impression que votre oreiller « retient » la chaleur, c’est probablement parce que c’est exactement ce qu’il fait — surtout s’il est en mousse classique ou en synthétique.
2. Les causes environnementales : le premier coupable à identifier
Avant de penser à quoi que ce soit d’autre, commencez par votre chambre. C’est là que réside la cause la plus fréquente des sueurs nocturnes.
2.1 Une chambre trop chaude
C’est la cause numéro un de la transpiration nocturne. Une chambre trop chaude — au-delà de 20 °C — perturbe la baisse naturelle de température corporelle nécessaire à l’endormissement profond. L’ADEME recommande de ne pas dépasser 19 °C dans une chambre à coucher.
Au-delà de ce seuil, le corps lutte pour se refroidir. La température de la chambre devient directement responsable des sueurs nocturnes : le sommeil devient superficiel, les réveils nocturnes se multiplient.
Ce que vous pouvez faire :
- Baisser le thermostat à 17–19 °C avant de vous coucher
- Aérer la chambre 15 minutes chaque soir avant de dormir
- Fermer les volets en journée l’été pour conserver la fraîcheur
Si vous avez souvent trop chaud sous la couette, consultez aussi notre guide Trop chaud au lit : les erreurs fréquentes qui aggravent l’inconfort.
2.2 Une literie synthétique qui emprisonne la chaleur
C’est le deuxième grand coupable, souvent sous-estimé. La literie synthétique — polyester, acrylique, microfibres — ne respire pas. Elle emprisonne la chaleur corporelle et crée une bulle d’air chaud et humide autour du corps.
Résultat : même dans une chambre correctement ventilée, la transpiration nocturne s’intensifie parce que la literie ne laisse pas la chaleur s’échapper. Les sueurs nocturnes liées à une literie synthétique sont parmi les plus faciles à corriger — il suffit de changer de matière.
Les alternatives naturelles à privilégier :
- Le coton percale : léger, respirant, excellent régulateur thermique
- Le lin : idéal l’été, il évacue la chaleur et absorbe l’humidité
- Le bambou : doux, naturellement thermorégulant et antibactérien
- La laine : paradoxalement efficace même en été, car elle régule l’humidité sans retenir la chaleur
2.3 Transpiration de la tête la nuit : l’oreiller inadapté
L’oreiller est souvent l’angle mort de l’environnement de sommeil. Pourtant, la nuque et le crâne en contact avec lui pendant 7 à 8 heures par nuit sont des zones de forte concentration en glandes sudoripares.
Un oreiller qui fait transpirer est presque toujours un oreiller en mousse à mémoire de forme classique : dense, peu respirant, il accumule la chaleur. Si vous vous réveillez régulièrement avec la nuque en sueur, c’est souvent la transpiration nocturne liée à l’oreiller qui est en cause.

Les oreillers en latex naturel ou avec une structure à cellules ouvertes permettent une meilleure circulation de l’air. Les housses en coton ou en bambou certifié facilitent l’évacuation de la transpiration nocturne.
Notre comparatif des matériaux pour oreiller ergonomique détaille les différences concrètes entre chaque type de garnissage et leur impact réel sur la thermorégulation.
2.4 Une couette trop épaisse pour la saison
Une couette trop chaude est une cause directe de transpiration nocturne souvent négligée. Une couette d’hiver utilisée toute l’année, ou une couette trop isolante pour votre morphologie, maintient une chaleur artificielle sous les draps. Le corps n’a aucun moyen d’évacuer l’excès de chaleur et compense par la transpiration.
L’idéal : une couette toutes saisons (ou deux couettes de garnissage différent), adaptée au mois et à la température de la chambre.
2.5 Transpiration de la tête la nuit : vérifier le taux d’humidité de la chambre
Un air trop humide dans la chambre amplifie la sensation de chaleur et ralentit l’évaporation de la sueur. C’est le phénomène bien connu de la chaleur « lourde » ou « moite ». Les sueurs nocturnes liées à l’humidité de la chambre sont particulièrement fréquentes dans les logements anciens ou mal ventilés.
Un taux d’humidité idéal pour le sommeil se situe entre 40 % et 60 %. Au-delà, les sueurs nocturnes s’intensifient, l’air semble étouffant et le sommeil est agité.
Si votre chambre est naturellement humide — un logement ancien, un appartement en sous-sol, une pièce mal ventilée — un déshumidificateur peut faire une différence notable. Notre article humidité dans la chambre : comment mieux dormir explore en détail ce sujet.
3. L’alimentation et le mode de vie qui aggravent la transpiration de la tête la nuit
Votre assiette du soir et vos habitudes influencent directement votre température corporelle pendant la nuit.
Ce qui déclenche ou amplifie les sueurs nocturnes :
- L’alcool : il dilate les vaisseaux sanguins et élève la température corporelle. Même un verre de vin le soir peut suffire à déclencher une nuit moite.
- Les aliments épicés : le piment et la capsaïcine stimulent les mêmes récepteurs thermiques que la chaleur, provoquant une transpiration réflexe.
- La caféine en soirée : elle stimule le système nerveux et augmente légèrement la température corporelle.
- Les repas copieux tard le soir : la digestion d’un repas lourd génère de la chaleur (thermogenèse alimentaire). Un dîner tardif et riche peut faire monter la température corporelle jusqu’au milieu de la nuit.
- Le stress et l’anxiété : les hormones du stress (adrénaline, cortisol) activent les glandes sudoripares, y compris la nuit.
Quelques ajustements simples :
- Dîner léger au moins 2 heures avant de vous coucher
- Éviter l’alcool et les plats épicés le soir
- Réduire la caféine dès 14 h si vous êtes sensible
- Intégrer une routine de décompression avant le coucher (lecture, respiration, bain tiède)
4. Et si la cause n’est pas environnementale ?
L’environnement explique la majorité des cas. Mais si vous avez tout ajusté et que les sueurs nocturnes persistent, une cause interne est possible — variations hormonales (ménopause, andropause), thyroïde, certains médicaments, ou apnée du sommeil. Ce n’est pas le sujet de cet article, mais c’est le signal qu’une consultation s’impose.
⚠️ À noter : Si vos sueurs nocturnes s’accompagnent de fièvre, perte de poids inexpliquée, fatigue intense ou douleurs, consultez votre médecin. L’Assurance Maladie liste ces situations comme justifiant une consultation sans attendre.
5. Solutions pratiques pour arrêter de transpirer la nuit
Vous souffrez de transpiration de la tête la nuit ou d’une nuque trempée au réveil ? Voici un plan d’action concret pour réduire rapidement la chaleur accumulée au niveau du crâne et de l’oreiller.
5.1 Optimiser la température de votre chambre
- Thermostat entre 17 et 19 °C — C’est la plage recommandée par l’Institut national du sommeil pour un sommeil réparateur.
- Aérer 15 minutes avant le coucher — Même en hiver (brièvement). L’air frais abaisse la température et renouvelle l’oxygène.
- Éviter de surchauffer la chambre en journée — Fermer les volets l’été, ouvrir les fenêtres la nuit quand l’air est plus frais.
5.2 Revoir votre literie
Notre guide sur le surmatelas rafraîchissant recense les modèles conçus spécifiquement pour la régulation thermique du lit. Un bon surmatelas thermorégulant peut abaisser la température ressentie au niveau du corps sans avoir à descendre le chauffage de toute la maison.
Checklist literie anti-transpiration :
- ✅ Draps : coton percale, lin ou bambou — les bons draps réduisent la transpiration nocturne dès la première nuit (éviter le polyester)
- ✅ Couette adaptée à la saison
- ✅ Oreiller respirant (latex, bambou, garnissage à cellules ouvertes)
- ✅ Housse de matelas ou surmatelas thermorégulant
- ✅ Pyjama en coton ou en lin (éviter les matières synthétiques)
5.3 Adapter votre routine du soir
- Douche tiède (pas froide) 1 à 2 heures avant le coucher : elle abaisse légèrement la température corporelle par effet de rebond.
- Dîner léger et tôt — idéalement au moins 2 heures avant de vous coucher.
- Éviter l’alcool et les épices le soir — même en faible quantité.
- Décompression avant le lit — Lecture, respiration lente, étirements doux : tout ce qui diminue le niveau de cortisol.
5.4 Contrôler l’humidité de la chambre
Si l’air est lourd et que la chambre manque de ventilation, un déshumidificateur peut transformer vos nuits. Le principe est simple : en ramenant le taux d’humidité entre 40 et 60 %, la sueur s’évapore plus facilement à la surface de la peau, et la sensation de chaleur moite disparaît.
Notre comparatif des déshumidificateurs pour chambre vous aide à trouver un modèle silencieux adapté à la surface de votre pièce.
6. Tableau synthèse : cause identifiée → solution directe
| Cause probable | Solution à tester en premier |
| Chambre trop chaude | Baisser le thermostat, aérer le soir |
| Literie synthétique | Passer en draps lin / coton percale |
| Oreiller peu respirant | Changer pour un oreiller en latex ou bambou |
| Couette trop chaude | Adapter à la saison ou passer en couette 4 saisons |
| Air trop humide | Déshumidificateur, meilleure ventilation |
| Repas copieux le soir | Dîner plus tôt, plus léger |
| Alcool ou épices le soir | Supprimer ces déclencheurs |
| Stress et anxiété | Routine de décompression, cohérence cardiaque |
| Sueurs persistantes avec autres symptômes | Consulter un médecin |
7. FAQ — Vos questions sur la transpiration de la tête la nuit
Trois leviers principaux : descendre la température de la chambre à 17–19 °C, remplacer la literie synthétique par du coton percale ou du lin, et changer d’oreiller si le vôtre est en mousse dense. Dans la majorité des cas, ces ajustements suffisent à réduire significativement la transpiration de la tête en quelques nuits.
La nuque concentre beaucoup de glandes sudoripares et reste en contact permanent avec l’oreiller toute la nuit. Si celui-ci est peu respirant — mousse classique, synthétique — il accumule la chaleur et empêche l’évacuation de la transpiration. C’est souvent la première zone à transpirer, et la première à améliorer en changeant d’oreiller.
Privilégiez un oreiller en latex naturel ou à garnissage à cellules ouvertes, avec une taie en bambou certifié ou en coton percale. Ces matières évacuent activement la chaleur accumulée au niveau du crâne. Le polyester et la mousse dense sont à proscrire : ils piègent la chaleur et aggravent directement la transpiration de la nuque.
Si la transpiration de la tête la nuit persiste plus de deux semaines malgré les ajustements environnementaux, si elle est très abondante, ou si elle s’accompagne de fièvre, perte de poids inexpliquée ou fatigue importante. La National Sleep Foundation confirme que des sueurs nocturnes persistantes méritent une évaluation médicale.
En résumé
La transpiration de la tête la nuit n’est pas une fatalité.
Dans la plupart des cas, la transpiration de la tête la nuit — nuque, crâne, tempes — se règle en ajustant l’environnement de sommeil : température de la chambre, matières de la literie, taux d’humidité, routine du soir. Ce sont des leviers concrets, accessibles, qui changent la qualité de vos nuits sans médicament ni consultation.
Si malgré ces ajustements les sueurs nocturnes persistent, ou si elles s’accompagnent d’autres symptômes, consultez un médecin. Certaines causes médicales — hormonales, infectieuses, respiratoires — nécessitent un diagnostic et un traitement adaptés.
Commencez par le plus simple : vérifiez la température de votre chambre ce soir. Parfois, deux degrés de moins suffisent à tout changer.

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